Marie-Cu, Autruche rangée

L’autre jour, Marie-Cu a reçu un e-mail. Des photos. D’un voyage. Un de ces voyages de cinéma, mais encore mieux parce qu’ils sont pour de vrai. Un de ces voyages qui mettent des paillettes dans les yeux, qui donnent envie de tout plaquer et de partir courir le monde. De chopper une mobylette et de rouler à la découverte du reste du monde.

Et puis Marie-Cu a pensé. Elle a pensé à Brenda la Goose, présentement en train de faire son check-in pour rentrer de Seattle, en transit entre la Hongrie et le Canada. Elle a pensé à Lilija, qui fait sa vie à Sarajevo et qui a toujours un accent marrant quand elle reparle français pour la première fois depuis longtemps. Elle a compté que sur Agathe, on est trois rédactrices, et on a vécu dans genre 13 pays en cumulé (#karma).

13 pays, dont deux pour Marie-Cu: la Norvège, et la France (oui, les Hautes-Alpes font partie de la France – ne croyez pas tout ce qu’on dit sur l’Internet). Aujourd’hui, Marie-Cu fête ses 6 ans à Versailles. CDI, Appart’, voiture, jardin, Marie-Cu est une autruche rangée.

Elle ne part pas en voyage initiatique. Bah non, 5 semaines de vacances on les compte. Elle ne plaque pas tout sur un coup de tête, faut quand même payer le loyer. Par contre elle a sympatisé avec la fromagère (choix stratégique), elle connait le barman, les gens la saluent dans le quartier.

Et c’est cette vie là qu’elle aime, Marie-Cu. Une vie à la fois bien rangée et un peu bordélique (nb: cette définition s’applique aussi à son appart, sa voiture, son frigo, etc).

Parce que Marie-Cu, elle s’ennuie pas dans sa vie.

Déjà, y’a le jardin. Parce qu’un régime courgette tout l’été, ça s’anticipe. Marie-Cu kiffe planter des p’tites graines et les voir germer et pousser (et les manger) (même si à part les courgettes et les topinambours ses cultures sont pas encore d’une grande efficacité).

Puis, y’a les bières (je vous vois venir). Marie-Cu a découvert il y’a quelques années les joies de la fermentation, et maintenant l’appart se transforme en brasserie plus souvent qu’il n’en est raisonnable. En même temps Marie-Cu découvre la richesse du monde de la bière (de la zythoculture, et oui) , et commence petit à petit à rencontrer d’autres Oie’lcooliques (autour de … ben oui, de frites hein, zythologie ça doit être le seul mot à éthymologie dérivée du belge …).

 

 

Fig1. Petit apercu de la collections d’étiquettes de Marie-Cu

Et puis y’a le rugby. Deux fois par semaine, Marie-Cu va pousser (beaucoup), plaquer (un peu), courir (vite), et se rouler dans la boue. Très bonne thérapie, je recommende. Rien de tel que de retourner une mêlée quand on a passé la journée à pester contre le projet.

Et franchement, les jours de matchs avec le riz-jambon à 10h du mat’, le bus (qui se goure de chemin), l’aire d’autoroute (TOUJOURS la même, quelle que soit la destination, je ne sais quelle est cette sorcellerie, et puis les toilettes sont jamais dimensionnées pour 19 nanas pressées …), les douches froides, la troisième mi-temps, les chants, re-le bus (mais avec bières, gateaux et punch cette fois), et enfin le retour à 23h, ça donne une sacrée saveur au weekend. Même si bon le lundi t’as ta tête d’autruche enfarinée (et des COURBATURES).
Et puis le rugby, ça permet de développer une relation privilégiée avec ta machine à laver, et ça, ça n’a pas de prix.

BrasCasse.jpg

Fig2. Une étiquette de bière à thème

Et puis y’a tout le reste. Marie-Cu refait son appart , courre à ses heures perdues, nage, fait du vélo, râle contre la patriarchie, se casse une patte, (lombri)composte ses restes de malts, fermente des choucroutes ou du levain, peint des étiquettes, écrit sur le blogue, nettoie son frigo (pas assez), bref, elle ne s’ennuie vraiment pas.

 

Fig3. Marie-Cu sortant de l’eau. Marie-Cu descendant de son vélo.

Et puis y’a aussi le travail. Qui – quoi qu’on en dise – est une grosse partie de sa vie.

D’ailleurs aujourd’hui, Marie-Cu aimerait bien partir vivre à l’étranger, alors elle y cherche un job, dans l’espoir d’aller un jour se ranger dans le pays d’à côté, à sa manière à elle.

Marie-Cu, Autruche rangée, et fière de l’être

3 réflexions sur “Marie-Cu, Autruche rangée

  1. Comment çà partir à l’étranger??? Bigre! Bon, j’aurais bien aimé envoyer mon petit commentaire à cet article plein de vie..Mais je crois que je ne sais plus comment faire! Tant pis! Bises Mamida

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    • Ben c’est pas parce qu’on blague avec le Texas qu’on n’a pas des envies derrière !
      Et puis comme ça tu pourras venir nous voir si jamais un jour peut-être … M’enfin rien de concrêt hein, on sera encore là un petit moment, ne paniquons p’Oie !

      Bises de l’oie / autruche 😉

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  2. Pingback: Marie-Cu s’envole | Agathe

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