Les Low Cost ou comment vendre son âme pour s’envoler

Une oie, comme tout piaf sauf ces étranges fruits de l’évolution que sont les poules, ça vole. Cependant sur de longues distances l’aide d’un confrère à benzin peut parfois être appréciable. Agathe qui est régulièrement amenée à aller à droite à gauche pour ses fonctions de représentante du gouvernement doit bien souvent faire face à un nouveau type de doux viol des droits de l’homme que j’ai nommé les compagnies low cost

Exemple d'hybride Oie-Benzin

Exemple d’hybride Oie-Benzin non low cost (merci internet)

Ceci n’est pas une hymne d’amour

Aéroport de Belgrade Nikola Tesla, porte A8, la salle d’embarquement se remplit. Il y a une centaine de sièges tout au plus. Et dans l’avion, beaucoup plus. Inlassablement les gens passent le contrôle. Poussettes, bébés, mamies, familles, quelques pauvres backpackers se tassent dans la salle qui elle ne s’agrandit pas au fur et à mesure que les agents de sécurités ordonnent aux gens de se pousser du chemin pour laisser les nouveaux entrer. Les bébés braillent.

Agathe est là au milieu avec son bagage à main trop grand pour la taille mini gratos tolérée par la compagnie. Techniquement, normalement, Agathe devrait se prendre une amende à cause de ça. Agathe a une technique. Elle a acheté une BD à 3€ dans le duty free, qui lui a permis d’obtenir un grand sac plastique duty free autorisé à bord. Dans ce grand sac plastique elle a mis quelques pulls qui encombraient son bagage à main afin qu’il paraisse plus petit. La gruge de compagnies low cost procure le même sorte de sentiment que la gruge sncf : de l’angoisse et la satisfaction égoïste d’avoir économisé quelques centimes qui n’iront pas à l’empire…

La dame contrôle la taille des sacs. Les gens râlent. Par miracle la dame ne contrôle pas le sac d’Agathe. Dieu existe, Agathe le sait.

Agathe quand il s'agit de passer au contrôle des bagages (photo piquée à une pub pour la komercijalna banka)

Agathe quand il s’agit de passer au contrôle des bagages (photo piquée à une pub pour la komercijalna banka)

En low cost, l’art du voyage est mort est enterré. La poésie d’un terminal au soleil levant poignardée par des infrastructures en taule béton qui puent. La tranquillité en vol corrompue par des messages publicitaires promotionnels incessants (big up pour le bingo Ryanair qui sauve des enfants en Afrique !). Une fois une dame n’arrivait pas à se décider pour son parfum duty free alors que les hôtesses devaient se préparer pour l’atterrissage, en pleine zone de turbulence. C’était marrant. Le peuple se venge au détriment du pauvre équipage victime de conditions de travail affolantes…

Mais les prix sont si compétitifs que voulez vous ma bonne dame, il est difficile d’y résister. Wizzyanair, vous êtes la honte de notre espèce mais comment vous cracher dessus?

Low costs, je vous haime

Agathe

PS :

Cow lost in low cost

Cow lost in low cost

(ouais j’ai osé)

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