Marie-Cu … lture !

Samedi dernier, Marie-Cu était invitée à un vernissage. Oh, rien de très mondain, un beau château, du soleil, les bords de seine et … les œuvres des étudiants de l’ENSAPC.

C’était donc l’histoire d’avions et de portes qui ne font pas des portes-avions (ce qui serait pourtant plutôt pratique dans le contexte économique actuel – on pourrait se faire porte pote avec les grands de ce monde en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire). Heu, plait-il ? Et bien il plait que c’est le titre de l’exposition:

Plug-in #4 – Une porte et un avion ne font pas un porte-avion

Marie-Cu ne savait pas trop à quoi s’attendre. A part que ça se passait au château de La Roche Guyon, hôte du célèbre chronoscaphe (Marie-Cu est beaucoup plus forte en BD qu’en art moderne).

Fig1. Un château qu’il envoie du bois quand même (enfin de la craie)

Marie-Cu arrive sur place. A part une fiat 500 rose-qui-brille-dans-le-noir (pas de photo – l’appareil était ébloui), rien à signaler. Le temps de prendre un petit café sous le soleil, et c’est parti !

Suivez la guide* … la visite commence ! Par 8 marches, deux fissuromètres (dont un mal placé), et 39 autres marches. Marie-Cu découvre alors les re-coins du château, du chandelier-aux-8-fausses-bougies (qui n’éclairent rien) à la réparation du parquet (mal faite), en passant par la pièce à la couleur jaune d’œuf (rien de tel pour donner bonne mine).

Le château est assez génial. Mi-chateau-mi-troglodyte, on peut (presque) tout visiter. La montée au donjon est magique (et encore, le son** est mal passé sur la photo).

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Fig2. La montée (si, ça monte)

L’expo est un peu partout. L’expo est dans le château et le château est dans l’expo. Marie-Cu découvre au fur et à mesure l’étendue des installations.

Fig 3. L’étendue des installations.

Dans une des salles: des gâteaux-toportraits (croisés). Scénographie de mariage, gourmandise, envie de manger l’autre et … couverts en plastiques. Marie-Cu aime les symboles, et celui-là est beau !

Fig4. Gât-autoportraits …

Fig5. … Et couverts en plastique !

Dans la cour aux chiens, le public s’agite. Mais que se passe-t-il ?

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Fig6. Mais que se passe-t-il ?

C’est une autre performance. Une scène de chasse. Ambiance difficile à décrire, très la ferme aux animaux, en plein milieu du château, traversant toutes les pièces jusqu’au cabinet de chasse, rythme très lent et … décapitation, scotchage et accrochage des trophées de chasse.

Fig7. Scène de chasse (et embryon de création – dernière photo)

Dans un des salons, une installation de musique expérimentale, à base de gros son électronique, djembé, tubes de chantiers et cymbales. Les débuts sont lancinants (pour ne pas dire laborieux), puis les rythmes se trouvent (à peu près), les divers tubes sonnent, et là … Apparition suspendue dans les rythmes: la guide, qui compte les fenêtres, les bougies (fausses)(celles qui n’éclairent pas) et qui mène son groupe à la baguette. Moment improbable (imprévu ?) qui anime d’un coup ce concert improvisé.

Retour au calme, on observe la vue du haut du donjon avant de … replonger au fond du château.

Dans les caves creusées à même la falaise (de craie), des murs construits par les nazis (toujours dans les bons coups) pour se protéger d’éventuels bombardements. Et … Un labyrinthe blanc.

Fig8. Labyrinthe blanc et … making of

La visite se termine sur une dégustation de (bon) jus de pommes du verger du château (et apparemment de bons trucs à manger aussi mais bon Marie-Cu est arrivée à la bourre que voulez-vous on ne se refait pas).

Marie-Cu a des goûts certes éclectiques (elle aime Erik Satie, The View, Rammstein, les émissions débiles de M6, les BD, Richard Dawkins, etc), elle a déjà visité des musées, même d’art moderne (véridique), mais pour autant elle ne savait pas à quoi s’attendre. Et c’était plutôt une bonne surprise en fait. Le lieu est assez extraordinaire, et il a été complètement investi. C’est un peu déroutant de ne pas avoir de fil rouge quand on est habitué aux « romantiques 19ème » et autres salles à thèmes, mais c’est plutôt intéressant d’être surpris. On ne comprend pas tout, mais on se laisse porter, le temps d’un après-midi on est tout léger.

Et si on veut visiter ? L’expo (les gâteaux-mariés, les caves, le donjon, mais aussi tout le reste que Marie-Cu ne cite pas)(mais sans les performances malheureusement) est en place jusqu’à la fin du mois au château de la Roche-Guyon.

Pour finir, deux mots de la fin:

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Fig9. Ça, Marie-Cu pouvait pas laisser passer.

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Fig10: Retour à la réalité !

NDlAM (Notes De l’Autruche Mondaine):

* –> La visite guidée, c’était une performance. Une œuvre éphémère en d’autres termes. En l’occurrence, une description très … factuelle du château et de ses décors ! (Marie-Cu n’aime pas le terme de performance, qui fait très truc de l’extrême voire truc extrémiste – alors qu’on parle là d’une oeuvre vivante et éphémère, c’est quand même pas pareil).

** –> Le son, c’était des bruits du château, assemblés en bande sonore, accompagnant l’escalade des 1327 marches (selon Marie-Cu – 235 selon la police) et … le rythme cardiaque gentiment stimulé pendant la montée !

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